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 Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]

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MessageSujet: Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]   Ven 9 Nov - 7:39



Projet Vert
« Comme d'autres plantes, on la cultive chez nous, le vague à l'âme, petite drogue douce et délétère. »
François Mitterrand



→ Type de RP: Privé
→ Noms des participants: Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher

→ Date et heure du RP: Fin Avril 2149, début de soirée
→ Climat: Un violent orage commence et s'éternise.



(c) Code par Beylin

 


Dernière édition par Jérémiah Asher le Ven 9 Nov - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]   Ven 9 Nov - 7:44



Le soleil décline lentement. Le ciel s'obscurcit, les nuages l'envahissent doucement, mais surement. Déjà une brise qui ne demande qu'à gagner en force se lève. Les feuillages frémissent, les branches dansent, les plus fragiles se plient. Le temps se gâte. Les plus petits animaux, malgré l'absence de pluie, cherchent déjà à trouver un refuge pour subir le mauvais temps qui s'amorce à mesure que le temps s'égraine.

Depuis mon départ de la colonie, au coeur des falaises, à plusieurs dizaines de mètres du sol, je me suis établi. Mon refuge, une grotte creusée dans la paroi rocheuse, dissimulée par le feuillage épais d'un arbre aux racines nichées dans la pierre. Une plante aux lianes m'ayant permis de monter jusque là sans pour autant terminer broyé par une chute involontaire dont l'issu m'aurait été fatale d'une manière ou d'une autre et cela, à coup sûr. La grotte est grande, spacieuse, etbien loin des prédateurs, mais surtout, elle jouit d'une source d'eau douce et d'une partie "à ciel ouvert" suffisamment grande pour que la lumière se diffuse, mais assez étroite pour n'attirer aucune attention. Faire savoir où je "réside" aux créatures du crétacé ou bien mes semblables n'est pas une perspective qui me tente.

Déjà, à l'aide de pieux, lianes et de roches, un système de sécurité de mon cru est mis en place. Poulies, contre-poids rudimentaires, balanciers... Je ne jouis peut-être pas de technologie de pointe, mais je sais parfaitement faire sans. Pour l'heure, le confort reste spartiate, mais je garde bon espoir par le troc - ou quelques larcins - d'obtenir de quoi améliorer mon quotidien.

Mes priorités cependant ce soir ne s'orientent pas vers ce genre de confort en cette fin de journée, mais tournent plutôt autour de mon estomac. J'ai faim et la météo menaçante me laisse entendre que je n'ai pas le loisir d'entreprendre chasse et cueillette. Mon esprit s'en va donc directement vers Terra Nova. Emprunter le chemin que les jeunes utilisent pour aller et venir en douce est particulièrement aisé, le plus difficile est une fois à l'intérieur, de ne pas se faire repérer. Avec un tel temps, les colons seront bien trop occupés à retourner dans leurs maisonnées et attendre que l'orage passe pour constater mon allé et retour avant que je ne sois de retour dans mon antre. Si au passage je peux emporter avec moi du matériel me faisant cruellement défaut... L'affaire n'en sera que plus bonne.

Pénétrer dans l'enceinte de la colonie est une chose qu'il m'arrive de faire pour quelques ravitaillements, mais si j'ai coutume de déposséder les colons de quelques biens matériels et nourriture, jamais je ne m'empare de plus que nécessaire. Je laisse d'ailleurs toujours un "présent" derrière moi. Graines de végétaux nourriciers, "guérisseur" ou autre. Une forme de troque illégitime en quelque sorte. Mon antre d'ailleurs est emplie d'objets de négoce en tout genre. Des fougères tressées servent de contenant pour quelques plantes inconnues à l'image de cette orchidée pourpre que j'emporte avec moi.

C'est donc en ce sens que j'emprunte un discret chemin menant à la colonie. Le plus amusant dans cette intrusion est que j'use d'un passage utilisé par la jeunesse décadente de Terra Nova. Les colons semblent incompétents pour la surveillance de leur progéniture indisciplinée. Pour être honnête, si j'avais eu l'âge de ces mômes, je ne pense pas qu'à leur place mon comportement aurait été tout autre. Cette pensée étire mes lèvres d'un sourire en coin presque amusé.

Les gouttes de pluie commencent à tomber dès lors que discrètement, j'approche le "mur" d'enceinte. Un pas, puis un second et un troisième au sein de la colonie, suffisent pour qu'une ondée subite me détrempe. Mon allure tient désormais du chat mouillé. Un juron silencieux me crispe la mâchoire. L'orage éclate à l'instant. Le tonnerre tonne, la foudre éventre le ciel, frappe la terre et j'entre précipitamment dans le premier bâtiment venu, espérant qu'il s'agisse des réserves.

À l'intérieur je constate dépité que je me trouve dans un laboratoire. Le plan de la colonie se forme dans mon esprit. Une chance qu'il n'y ai pas de garde. À défaut de nourriture, mon larcin se tournera vers du matériel. Un soupire quitte mes lèvres. J'aurai dû faire quelques centaines de mètres vers l'est pour trouver l'objet de ma convoitise. Sous les grondements de protestation de mon estomac, je dépose l'orchidée sur une table avant d'entreprendre le tour du propriétaire. Je m'arrête devant l'une des consoles à projection holographique. Je ne peux m'empêcher de songer aux applications sur le terrain qu'avec un peu de travail, je pourrai en tirer et comme toujours lorsque je m'élance dans mes réflexions, je cesse de me mouvoir. Mon corps donne l'impression d'être sur pause. Un appareil plus petit, portable avec une plus grande puissance. Un moyen de détourner l'attention d'un prédateur - ou d'un être humain - voilà à quoi je songe. Projeter l'image d'une proie afin de faire oublier ma présence me serait d'une grande utilité dans certaines situations.

J'en oublie la faim, les protestations de mon estomac, je ne les perçois plus. Probablement trop sûr de moi, j'en oublie que je ne suis pas le bienvenue en ces lieux, ni même à cette époque puisque je n'ai aucune légitimité dans ma présence ici. Oubliant qu'à tout moment, un colon pourrait entrer, sortir d'une pièce encore non visitée et signaler mon intrusion, mes mains, sans que j'en donne l'ordre, débranchent l'appareil et l'ouvre. Je suis incapable de m'arrêter de moi-même lorsque mes cellules grises prennent les commandes. Les composants à nus, déjà, je fais le bilan des modifications à apporter pour un prototype.


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MessageSujet: Re: Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]   Ven 9 Nov - 22:24


- Il va pleuvoir.

Constatation toute scientifique généreusement offerte par le Botaniste Isaac Aaron Hampton en direct de Terra Nova ! On se revoit demain pour la suite des révélations. Et ça y est, Isaac se replongeait dans ses délires scientifiques issus de ses longues périodes d’intériorisation émotionnelle. En Terra Novien correct, cela veut dire qu’il est tout triste à cause de son passé pas beau de l’époque Sombre (autant dire que c’est 2149 mais vous l’aviez surement compris, il n’y a pas deux époques assez horribles pour porter un petit nom comme celui-là). Tout ça pour dire que lors de telles périodes de nostalgie, Isaac ne regrettait qu’une chose : sa famille. Pourquoi n’était-il pas allé avec elles en Somalie ? Pourquoi les avoir laissées entreprendre ce voyage ? Qu’est-ce qu’il avait à en foutre de ces Somaliens ? C’étaient leurs problèmes s’ils avaient un lopin de terre qui attirait les Américains et Russo-chinois. Lui et sa famille n’avaient rien demandés !

- Sale journée. Sale temps.

C’est pas très scientifique ça ! Mais on s’en contentera. Hampton se détourna de la fenêtre devant laquelle il était installé depuis un bon moment, bien avant que le soleil ne commence à décliner. Et dire que l’on était déjà en début de soirée ! Il n’avait pas avancé de la journée sur son lexique. Cela pouvait bien attendre le lendemain. Ou le jour suivant. Combien de temps on pouvait vivre à Terra Nova ? Oh bien sur, les quelques allumés qui vivaient hors de la colonie seraient morts avant tous les autres. Lui par contre, à l’abri derrière ces grandes barrières de bois, dans son laboratoire de recherches privé, installé sur ce siège confortable, il lui restait de longues années devant lui. Bien suffisamment pour se permettre ce genre de digression. La vie est bien trop longue pour ne pas en profiter un peu ! Il se pencha de nouveau sur sa console, sur laquelle une projection holographique très réussie d’une toute nouvelle espèce de Poaceae, flottait dans le vide, attendant qu’il se décide sur ce qu’il devait faire.

-Comment vais-je t’appeler ma jolie ? Après tout, tu es sans aucun doute la douze mille unième espèce de Poaceae que la Terre connaît et connaîtra pour les quatre vingt cinq milliers d’années à venir. Que dirais-tu d’Isaacus Hamptonic ? Ce serait un nom qui te plairait ?

[i] Peu convaincu lui-même par ce nom stupide, Isaac annula la projection holographique et s’approcha de la porte menant à la pièce principale de son laboratoire. Il se retourna au dernier moment et se rapprocha de sa table de travail, il attrapa ses lunettes de soleil posées la et regarda une dernière fois dehors. Il n’en aurait pas tellement besoin : c’était le déluge dehors. Mais il aimait bien les porter, cela lui donnait une classe indéniable. Il ouvrit alors la porte… et se trouva devant une scène des plus étranges ; un parfait inconnu se tenait devant l’une des consoles holographiques, en train de la démonter sans prêter attention à l’eau qui tombait de ses vêtements et de ses cheveux et qui trempait tout autour de lui.


- Hey le blondinet ! Je peux savoir ce que tu fais avec cette console holographique ? Elle doit coûter… un certain prix. Et même si on se contrefiche de son prix réel, il y a des gens qui travaillent avec ce matériel. Et toute cette eau, regarde moi ça ! Tu te sens obligé de te sécher au-dessus de ce matériel de technologie de pointe ? Je sais pas me servir de la moitié de ces trucs et toi tu es la, en train de tout bidouiller. Je vais appeler la sécurité, ce sera plus prudent. Je ne t’ai jamais vu dans le coin et… Oh ! Ou vous êtes vous procurez ce Maxillaria tenuifolia ? C’est surement le plus beau spécimen de la sous-classe des Liliidae que j’ai vu à Terra Nova ! Il faut dire que ce climat équatorial ne rend pas service aux monocotylédones. Mais de la à voir un si beau spécimen. Parlez mon garçon ! Cet Orchidaceae vous a peut-être permis d’éviter la sécurité !

Isaac continua à observer l’orchidée pourpre en le retournant avec grandes précautions, malgré la situation plus qu’étrange, le scientifique en lui ne pouvait laisser passer une telle chose sans rien faire ! La Botanique avant tout !
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MessageSujet: Re: Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]   Sam 10 Nov - 19:12



Un bruit de fond raisonne, mais je ne le perçois pas, du mois pas encore. Mon esprit est bien trop occupé à décortiquer cet appareil. Pourtant, le son se poursuit, s'intensifie. Je fronce les yeux et chasse l'objet du délit de la main comme s'il s'agissait d'une vulgaire mouche. Ça ne suffit pas. Je souffle et repose sèchement sur la table l'appareil examiné. Je tourne le visage vers la source sonore qui est désormais enthousiaste. Je déteste être interrompu quand je réfléchis avec moi-même.

Je découvre un vieux qui continue de parler. Je n'ai pas même remarqué le tutoiement replacé par le vouvoiement. J'observe sans entendre pensant encore aux composants dont potentiellement j'aurai besoin pour, éventuellement, tenter le projet. La seule chose qui me fait définitivement renoncer à mes observations, ce sont ses lunettes. J'arque un sourcil.
T'as pas l'air con toi avec tes lunettes à l'intérieur par ce temps…

Enfin ses paroles parviennent à mes oreilles et je ne recueille que la dernière phrase et tout ce que je retiens n'est que schématiquement : fleur égal pas de sécurité. Le reste, j'ai beau réfléchir, je n'ai décidément pas écouté. Ce n'est que cette constatation qui me ramène pleinement à la réalité et bien vite j'en reviens à l'endroit où je me trouve : la colonie.

- Vous disiez ?

Bien sûr comme première prise de contact on peut mieux faire, mais à en juger par la manière dont l'homme observe l'orchidée que je ramène, celle-ci doit avoir une certaine valeur, au moins suffisamment pour qu'il envisage de laisser de côté la sécurité et de ce fait, pour des trocs à venir également. Je range l'information dans un coin de ma tête et devine, par simple déduction, qu'àquatre-vingt-dix pour-cent, il m'a demandé d'où provient cette plante.

- Si je vous dit d'où elle vient, qu'est-ce qui me dit que vous n'allez pas appelle la sécurité ? Je suis trempé mais pas idiot. fais-je remarquer.

Je croise les bras et m'appuie sur la table tout en poursuivant mes observations pour savoir à qui ai-je donc à faire. Afin de continuer au mieux ces dernières, je tends la main vers lui tout en me présentant - ce n'est pas parce que désormais je ne vis plus parmi les hommes que j'en oublie le minimum syndical :

- Jérémiah.

Plus d'information ne lui dirait de toute manière rien puisque mon nom ne figure sur aucun registre.

- Mais je peux vous en rapporter d'autre, ai-je poursuivit, il y en a encore, mais pas plus d'un ou deux pieds. Je peux aussi vous rapporter des échantillons de la terre où elles poussent, des bouts de roches, des plantes poussant autour, des bestioles qui s'en rapprochent, mais maintenant que j'ai confirmation que cette orchidée a de la valeur… Ça ne serait pas très malin de ma part de jouer toutes mes cartes, vous ne pensez-pas ?

Ma phrase aurait presque pu sonner fort si elle n'avait pas été ponctuée par les grondements de mon estomac désespérément vide. Je lève les yeux au ciel.

- Où je peux vous y mener les yeux bandés, mais dans ce cas il faudra faire sans vos imbéciles de militaires. Mais sortir de la colonie pour quelqu'un de votre âge…

Je le taquine, c'est plus fort que moi, tout en approchant les autres appareils, les tubes et bocaux des lieux. À l'intérieur graines, feuilles... Il y a même des plantes empotées sans doute pour observation, ou alors certains ont vraiment de goûts forts discutables.

- Vous sauriez faire pousser des graines endormies depuis disons... Une cinquantaine d'années ? Je ne parle pas de plantes utiles à proprement parlé, plutôt de végétaux illicites avant même ma naissance. Dis-je en me tournant vers lui. A votre manière de regarder l'orchidée, on voit que vous n'êtes pas un vulgaire jardinier. A quatre-vingt pour-cent,je dirais que vous êtes botaniste. Quelle spécialité exactement, je ne sais pas encore. Ai-je conclu en pointant de l'index la fleur.

Je justifie le pourquoi de ma question. Du moins, le cheminement qui m'a mené à supposer que peut-être, il saurait faire pousser ces vieilles graines emportées avec moi lors de ma venue à Terra Nova. Leur provenance ? Vous n'aimeriez franchement pas le savoir. Ce qu'elles sont ? Tout simplement des plantes vertes, à ceci près : elles contiennent du THC et je dois dire que ça, c'est une chose qui n'est pas pour me déplaire.


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MessageSujet: Re: Projet Vert [Isaac A. Hampton & Jérémiah Asher]   Dim 11 Nov - 16:33

- Ce n’est pas la quantité qui m’intéresse et encore moins les bestioles qui viennent se vider le robinet dessus. Un seule plant me suffit, je pourrais alors l’étudier plus en profondeur, le pédoncule semble tout particulièrement intéressant puisqu’il ne porte pas les striures des autres Maxillaria tenuifolia que j’ai pu voir ici à Terra Nova. Parce que voyez-vous, cette plante pousse beaucoup au sud de la colonie, mais c’est une sous-espèce qui n’existe plus dans les classifications de 2149, et sans être systématicien, je pense pouvoir dire qu’une nouvelle sous-classe de l’Orchidée se trouve sur cette table. Donc oui, cela m’intéresse. Reste à savoir combien je suis prêt à en donner, et surtout combien vous en voulez, Monsieur Jérémiah.

Pourquoi ce type s’était-il présenté ? Qui pouvait cambrioler ainsi un laboratoire sans craindre de donner son nom. Un Sixer évidement ! Mais que cherchaient les rebelles dans son laboratoire, il n’y avait rien qui valait la peine d’être volé. Cet étrange Jérémiah se moqua alors de lui parce qu‘il était un homme mûr, Isaac ne dit rien, se contentent de l‘observer. L‘intrus parla alors de plantes illicites qu‘il aurait en sa possession. Cette fois-ci, c‘était sur, le botaniste était totalement perdu. Qu‘est-ce qu‘un rebelle en danger -Isaac pouvait prévenir la sécurité à tout moment !- aurait à faire de plantes créatrices de produits illicites. Isaac décida alors de répondre, il tenta de montrer de l‘assurance, en espérant que cela pourrait instiller du doute chez son interlocuteur. Il se mettait certainement en danger en faisant cela mais il n‘avait pas tellement le choix, que pouvait-il faire d‘autre ? Il y avait après tout une console holographique en jeu ! Mais était-ce cela la clef du mystère : la console ? Les Sixers voulaient-ils quelque chose qui se trouvait la dedans ? De ce qu‘il en savait, cette console ne contenait que des données botaniques qui n‘avaient aucun intérêts apparent pour ces gens.

- Et moi c’est Isaac. Vous ne voulez pas jouer toutes vos cartes d’un seul coup ? Essayez-vous de négocier avec moi peut-être ? Je ne vois pas comment un homme qui déverse plus d’eau qu’une passoire et qui se fait prendre la main dans le sac en train de démonter du matériel scientifique qu’il a déniché dans un laboratoire en entrant par effraction, pourrait être en position de négocier. Et j’aurais tout personnellement tout intérêt à vous dénoncer. Ne serait-ce que pour récupérer cette console ! Ou pour obtenir du champagne de la part du Commandant. J’ai entendu dire que la capture d’un Sixer rebelle pouvait apporter certains privilèges culinaires. Qu’en dites vous ? Et j’aurais alors tout le loisir d’étudier un lointain cousin de l’Orchidaceae, ils sont liés par la division : celle des Magnoliophyta. Voyez-vous de quel légume je veux parler ? Oh je suis sur que oui ! Je veux parler de la citrouille !

Isaac s’autorisa un franc sourire lorsque Jérémiah usa d’une belle périphrase. Pourquoi était-il devenu si pudibond tout d’un coup ? Était-il Constipé ou bien lunatique pour changer ainsi de façon de parler et d’agir ? Qu’est-ce qui pouvait pousser un Sixer -réputés pour être insensible et capable de tuer (il est vrai que Isaac ne croyait pas trop à cela) - à parler ainsi de ces plantes avec un botaniste qui le menaçait de le dénoncer à la sécurité ?

- Il ne doit pas être difficile pour moi de quitter la colonie, les scientifiques le font souvent et même s’ils devraient être toujours accompagnés, il se trouve que nos chers militaires n’apprécient pas forcément de rester plusieurs jours hors de la colonie avec pour seule compagnie un scientifique persuadé que son domaine de recherche est passionnant.

Pourquoi Isaac avait--il raconté cela ? Il n’en savait fichtrement rien. Il avait voulut défier son interlocuteur. Ce Sixer ne devait certes pas avoir froid aux yeux mais verrait-il qu’en fait, Isaac était peu sur de lui ? Il ne savait toujours pas comment il allait se débarrasser de cet inconnu -enfin pas tellement inconnu vu qu’il connaît son nom !- mais bon.

- Le seul truc qui me dérange, c’est pour ma manucure , elle est récente et je ne voudrais pas l’abîmer !

Isaac allait de plus en plus loin, et progressivement. Comme l’aurait fait une chaudière Si ce n’est que lui allait bientôt exploser… ou plutôt se faire tuer. Jérémiah était-il armé ? Ses acolytes l’attendaient-ils dehors ? Voulaient-ils le faire quitter la colonie pour une raison bien précise ? Autant de questions qui amenaient autant d’inconnu. Et la, dernier affront, comme si c’était un final, Isaac sortit une autre moquerie, espérant ainsi pouvoir en deviner plus sur les intentions de ce Jérémiah.

- Faut-il que je fasse venir un carrosse pour que vous vous décidiez à y aller ?
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